Un an après la mort de Giorgio Armani, la maison Armani se réinvente sans son fondateur
Il y a un an, Giorgio Armani s’éteignait à Milan à l’âge de 91 ans. Aujourd’hui, la maison fondée en 1975 avec Sergio Galeotti doit avancer sans son chef d’orchestre, qui validait chaque silhouette jusqu’à ses derniers jours. Direction, création, capital: tout bouge au sein du groupe Armani.
Une gouvernance partagée entre famille et fidèles
Dans son testament, le créateur a réglé sa succession avec précision. Leo Dell’Orco, son compagnon de longue date et responsable du style masculin, préside le conseil d’administration depuis octobre 2025.
Quant au contrôle du groupe, il se répartit entre 40 % pour lui, 15 % pour sa nièce Silvana Armani, 15 % pour son neveu Andrea Camerana et 30 % pour la Fondation Giorgio Armani. La direction générale revient à Giuseppe Marsocci, vingt-trois ans de maison, nommé le 16 octobre 2025.

Côté création, 2026 a servi de répétition générale. Fin février, Silvana Armani et Leo Dell’Orco ont présenté ensemble un premier défilé mixte Emporio Armani. Le 1er mars, la nièce du fondateur a signé en solo sa première collection Giorgio Armani, qui a refermé la Fashion Week de Milan sur une note fluide et sobre.
Le 16 septembre, le groupe a recruté Dario Vitale, passé quinze ans chez Miu Miu puis par Versace le temps d’une saison, pour diriger Emporio Armani et les accessoires. Aucune date de défilé n’est encore fixée pour lui.
D’ailleurs, le parcours du fondateur explique cet attachement à la continuité. Né le 11 juillet 1934 à Plaisance, Giorgio Armani a étudié deux ans la médecine avant de devenir décorateur de vitrines aux grands magasins La Rinascente. Il a lancé sa griffe en 1975 et bâti un empire mondial qui couvre la couture, le prêt-à-porter, la maison et l’hôtellerie. En 2015, il a ouvert à Milan l’Armani/Silos, ancien entrepôt de céréales reconverti en lieu d’exposition.
Pour info, le testament impose la cession d’une participation de 15 % dans un délai de 18 mois après le décès, donc avant début mars 2027. LVMH, L’Oréal et EssilorLuxottica sont cités en priorité. Fin septembre, Giuseppe Marsocci a assuré qu’aucun favori n’existe et que la part pourrait être répartie entre les trois groupes.

