Rencontre avec le photographe Gum’s :  » Quand tu es jeune et que tu vois tes photos et ta signature sur les réseaux de Soprano, c’est …. »

 Rencontre avec le photographe Gum’s :  » Quand tu es jeune et que tu vois tes photos et ta signature sur les réseaux de Soprano, c’est …. »
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Conscienxious est un média qui va à la découverte de métiers gravitant autour de la culture urbaine. Cette fois nous partons à la découverte d’un nouveau talent et pour rencontrer cette perle rare de la photo, nous allons jusqu’à Marseille. Originaire de Vitrolles, Gum’s est un passionné de paysages, de structures architecturales et surtout du monde de la musique. De Vitrolles à Marseille, Gum’s se spécialise en école de photographie. Aujourd’hui c’est un professionnel qui travaille avec la crème du rap Marseillais, Alonzo, Sch, Thabiti et tant d’autres. Interview fluide avec un amoureux des belles images.

 

 

 Gum’s tu commences à 14 ans en tombant amoureux des paysages et de structures architecturales. Comment se passe ta première expérience à l’objectif ?

Ma première expérience, bah écoutes je voyageais beaucoup avec mes parents, et j’avais toujours un petit appareil photo avec moi. Je prenais en photo des immeubles, des monuments, des statuts, j’aimais ça, cette idée de prendre des images que les autres ne prennent pas.

Ton premier appareil photo c’était comment ?

Mon premier appareil c’était un appareil photo jetable que mes parents m’ont acheté. Je prenais des photos et après je faisais des tirages photo directement chez un photographe et après je pouvais les mettre dans des cadres, je gardais mes souvenirs. C’était de petits souvenirs de mes voyages, c’était très intéressant parce qu’après je pouvais les montrer à plein de gens, à la famille, aux amis pour montrer ce que je savais faire. Par la suite, j’ai pris un appareil photo numérique et j’ai continué à faire mes petites photos. Ensuite j’ai progressé en m’achetant un Reflex, un appareil professionnel et je me suis vraiment régalé avec, du fait de sa qualité et de la possibilité de faire les retouches etc.

 

 

A un moment, tu t’intéresses réellement au monde la musique. Pourquoi ? Qu’est ce qui t’attires dans cet univers ?

C’est vrai que j’écoutais beaucoup de musiques quand j’étais petit comme tout le monde. Un jour je me suis dit, bah vu que je suis photographe pourquoi ne pas travailler avec des rappeurs. Et c’est ce qui est arrivé, j’ai commencé à travailler avec plusieurs artistes à Marseille. Ce qui m’attire dans le milieu du rap français ce sont les textes, les styles de certains artistes et les personnalités parce que chaque artiste a son personnage. C’est ce que j’aime beaucoup chez certains rappeurs, ça tue, en plus de ça certains artistes se développe et il y a toujours de la nouveauté en termes de style dans la musique, c’est ce qui est magnifique.

 

Qu’est ce qui a été déterminant pour ton entrée dans ce monde  ?

Je travaillais pour le Journal de La Provence, j’étais correspondant photographe pour le Journal et je faisais beaucoup de concerts, que ce soit du rap, du rock, du jazz mais je me suis concentré sur le rap. J’ai rencontré un artiste qui s’appelle Chapso, issu d’un groupe de rap qui s’appelle « Klandestin ». Il m’a pris sous ses ailes, j’ai beaucoup travaillé avec lui, j’ai fait des photos pour des clips, des photos pour des shooting. Ce qui m’a plus c’est que Chapso, il n’était pas encore connu mais il m’a présenté à beaucoup d’artistes à Marseille, il m’a mis vraiment dans le bain. Il m’a présenté à MOH, Fahar de Puissance Nord, des rappeurs que je ne connais pas mais que j’écoutais beaucoup quand j’allais à l’école. Ça s’était super ! Du coup, Chapso, s’est vraiment occupé de moi, il était rappeur mais il s’est vraiment consacré à mon développement dans la photo. Il m’a vraiment motivé.

 

Aujourd’hui tu es validé par beaucoup à Marseille, parles de nous de ces rencontres qui ont vraiment marquer ton parcours ? ( Sch, Soprano, Maeva Ghenam, Kaaris).

 

Ce qui m’a marqué dans mon parcours … J’ai travaillé beaucoup dans l’univers de la téléréalité. J’ai fait des photos par exemple pour Maeva Ghenam, on s’est rencontré au cours d’une avant-première à Marseille. On a collaboré pendant longtemps sur plusieurs shootings, elle m’a même invité sur certains projets, aujourd’hui c’est devenu une amie. Les autres artistes qui ont marqué mon parcours, il y a Sch, parce qu’il a un style différent des autres rappeurs avec ses gimmicks, ses cheveux longs, sa gestuelle tout simplement. Et ça j’aimais vraiment quand je faisais des photos avec lui, c’est une personne très gentille et vraiment brave.

Soprano, on se connaît depuis longtemps, je connais ses petits frères.  J’ai fait beaucoup de concerts avec Soprano. Il mettait ses photos sur ses réseaux donc ça faisait vraiment plaisir ? Quand tu es jeune et que tu vois tes photos et ta signature sur les réseaux de Soprano, c’est magnifique. C’est un mec en or et même son équipe m’a donné beaucoup de force et je suis reconnaissant pour ça.

Kaaris, j’ai travaillé deux, trois fois avec lui, je connais très bien ses petits frères. Il m’a demandé de faire des photos de lui pour ses réseaux qui a été suivi d’un showcase à Marseille où j’ai fait des photos également. Après je garde une très bonne relation avec lui.

J’ai pu collaborer aussi avec Alonzo, j’ai travaillé avec lui pendant 2 ans. J’ai fait des photos de lui sur des clips, « Génération X-Or », « Bagarre », et j’ai fait des showcases également avec lui. Une très bonne anecdote sur le tournage de « Génération X-Or », au cours duquel il y a eu une arrestation et j’ai réalisé un très beau cliché sur le moment : j’ai demandé à ce moment à Alonzo d’embrasser sur le front une femme qui jouait le rôle de sa mère. C’était une ambiance plutôt choquante parce que l’arrestation se passait dans un quartier où il y a beaucoup de mamans qui passent etc. Ça a donné un très beau cliché que j’ai apprécié. Alonzo a validé direct et ça a eu également un très bon retentissement dans les médias, plusieurs ont eu à le relayer dont Booska-P.

 

Quelle est ta marque de fabrique ? Qu’est ce qui fait qu’on sente qu’un cliché est fait par Gum’s ou pas ?

Je n’ai pas de marque de fabrique proprement dit. J’apprends au fur et à mesure au fil du temps, je fais mes photos à la volée et j’aime bien tout ce qui est photo naturelle, je travaille dans le naturelle, c’est ce qui fait le By Gums.

 

Parle-nous de ton expérience avec le média Booska-P ?

J’ai travaillé sur le concept « Dans la Gova » de Booska-P, c’était une bonne expérience parce que j’ai toujours voulu travailler pour Booska-P. Hamad, le co-fondateur m’a appelé pour faire des photos dans la Gova avec Soso Maness, l’Algérino et Alonzo. C’était une très très bonne expérience parce qu’on se connaissait déjà donc j’étais déjà dans la dynamique vu qu’on se connaît tous à Marseille.

A part Booska-P j’ai travaillé avec Puma aussi, j’ai eu à faire des photos pour la marque.

 Aujourd’hui tu travailles comme photographe officiel du rappeur Thabiti. Comment est née cette collaboration ?

Aujourd’hui je travaille avec le rappeur Thabiti, c’est un très bon collaborateur Naeed qui m’a présenté l’artiste et m’a demandé de l’écouter. Naeed c’est un collaborateur avec qui je travaille tout le temps et qui m’a d’ailleurs appris beaucoup de choses dans le domaine de la photo, lui qui est lui-même photographe et clippeur avec Equinox Films. J’ai écouté alors ce que fais Thabiti, je l’ai rencontré ensuite et j’ai remarqué qu’il avait un style différent de beaucoup d’artistes à Marseille. J’ai beaucoup accroché. Donc on a fait beaucoup de tournages ensemble où j’ai géré les photos, on a fait beaucoup de photos en studio et de là on a travaillé ensemble jusqu’à maintenant. C’est bien plus qu’une collaboration avec Thabiti, c’est la famille, c’est comme mon petit frère, on s’appelle tous les jours.

 

 

Tu es validé par plusieurs du milieu entre Paris et Marseille. Comment vois-tu l’avenir avec une telle notoriété à 28 ans ?

J’ai été validé en effet par plusieurs rappeurs parisiens ou marseillais que ce soit Kalash Criminel ou encore Lacrim avec qui j’ai travaillé pendant un an et demi. Il y a eu aussi Sultan, La Fouine, c’est vrai j’ai fait beaucoup d’artistes. En parlant de notoriété, mon projet c’est de continuer à progresser, de rencontrer des artistes encore plus connus et de développer tous cela au service de mon image et de mes photos. Rencontrer aussi des photographes connus en France serait bien. J’ai énormément de projets, je pense ouvrir un très grand média à Marseille pour bientôt parce que à Marseille il n’y a pas vraiment de média. On est en train de réfléchir pour tout péter à Marseille, en France et à l’étranger également. Mon actualité d’aujourd’hui c’est avec Thabiti dont je suis le photographe officiel, donc il y aura de nombreux projets avec lui et je pense que tout va bien se passer.

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Jude Badombena

Un féru de la finance, qui passe ses temps libres à gratter des articles et explorer le fameux trésor caché du digital...

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1 Commentaire

  • Un jolie parcours , de la persévérance et du travail … Bravo

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